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2017:
Le bicentenaire de la deuxième communauté ecclésiastique à Bellevaux

 

Le 22 octobre 1817 Dom Eugène Huvelin (1742–1828), prêtre et ancien moine de Sept-Fons (Allier), écrivit à son neveu, avocat à Gray : Plusieurs de mes confrères m’ayant prié de leur trouver un local où ils puissent se réunir pour y remplir leurs engagemens religieux après plusieurs démarches, désespérant pouvoir opérer cette réunion à Septfons ou au Val-St-Lieu, où tout se trouve dans l’état le plus déplorable et le plus affreux, la providence me fit découvrir en juillet dernier une maison de l’ordre de Cîteaux qui alloit passer à des brasseurs de Besançon, sans perdre de temps j’écrivis à l’instant aux propriétaires [les héritiers du général Jean-Charles Pichegru] de cette maison, qui ne m’ayant accordés que huit jours pour tout terminer, ne pouvant alors avoir le temps nécessaire pour en prévenir les autorités spirituels et temporels, je me rendis sans perdre un instant à Bellevaux, c’est le nom de la maison dont il s'agit, située dans le département de la Haute Saône, dans le canton de Rioz, là je traitai verbalement avec les deux propriétaires…
Peu après l’affaire fut conclus, et 26 ans après la vente par le régime révolutionnaire, les bâtiments de l’ancienne abbaye de Bellevaux, fondée en 1119, hébergeaient de nouveau une communauté ecclésiastique de la famille cistercienne. Conformément à la vocation du fondateur elle suivit l’observance stricte de Sept-Fons.
Dom Huvelin fit aménager une chapelle ‘hors clôture’ dans le grand bâtiment avec les écuries, pour des visiteurs externes. Pour cette chapelle il réussit à obtenir de Vesoul des reliques du grand saint cistercien Pierre II archevêque de Tarentaise, mort à Bellevaux en 1174, ce qui permettait de réanimer le culte très populaire sur le lieu de ses origines.
Après la mort de Dom Huvelin en 1828 il n’y avait plus de prêtre dans la communauté. Pour la sauver l’archevêque de Besançon Louis-François de Rohan s’adressa à l’abbaye de Notre-Dame du Gard (Somme) : Six moines venus du Gard furent installés solennellement à Bellevaux le 8 juillet 1830 par l’archevêque.
Peu après la révolution de 1830 éclate : le 8 août une foule armée se précipitait sur le monastère pour le piller. Les moines effrayés se réfugièrent ensuite en Suisse. Dans sa détresse la communauté vendit Bellevaux, faisant confiance à l’acquéreur, qui s’engagea de rendre la propriété en cas d’un retour en France. Mais les moines furent trompés. En 1837 Bellevaux passa à la famille de Ganay, qui en devenait propriétaire pour les 120 années à suivre. Encore en 1843 Dom Jérome Verniolle, témoin des évènements de 1830, remarqua avec amertume : Bellevaux est transformé maintenant en maison de campagne ; on l’appelle, dit-on, le château de Bellevaux. […] Du pied des bâtiments existants sort une eau claire et bienfaisante qu’on appelle la Fontaine de saint Pierre. La tradition rapporte qu’il sanctifia cette eau et y attacha la vertu de guérir les maux d’yeux. Aussi tous ceux qui visitaient Bellevaux voulaient en prendre, et, aujourd’hui encore […] plusieurs viennent boire à la fontaine de saint Pierre et y baigner leurs yeux malades.
Mais la communauté fondée à Bellevaux en 1817 par Dom Huvelin survit : l’exile suisse – d’abord dans le canton de Fribourg, après dans le canton du Valais – dura jusqu’en 1834. Comme le retour à Bellevaux était impossible, la communauté acheta une ferme près d’Ornans, qu’elle nommait « Val-Sainte-Marie ». En 1849 elle pouvait déménager dans l’ancienne abbaye de Grâce-Dieu. C’est en 1861 que les moines de Grâce-Dieu acquirent l’ancienne abbaye de Tamié, et en 1909 toute la communauté se transféra à Tamié. Jusqu’à ce jour la communauté fondée à Bellevaux, le lieu de la mort et de l’inhumation de St. Pierre, vit à Tamié, où St. Pierre était le premier abbé.

Cet aperçu est basé principalement sur le trésor de documents, que Frère Jean-Bénilde, archiviste de l’abbaye de Tamié, avait rendu accessible sur le site internet de l’abbaye pendant des années (non consultable actuellement).

     
 

4AB:
Association des Amis de l'Ancienne Abbaye de Bellevaux

 

Association des Amis de l'Ancienne Abbaye de Bellevaux / les 900 ans de Bellevaux

L'association fut fondé en 2016 par initiative de Jean-Jacques Noel, M. le maire de Cirey-lès-Bellevaux.
Actuellement sa vocation principale est d'organiser une grande fête populaire en 2019 pour les 900 ans de l'abbaye de Bellevaux.

     
 

Association
Promenade historique dans la vallee de l'Ognon

 

www.valleeognon.fr

Bellevaux est membre depuis la fondation de l'association en 2013.

     
 

Le projet 'canal des moines'

 

Un petit canal muré fait partie du réseau hydraulique de l'ancienne Abbaye de Bellevaux. Il date de la période des grandes constructions sous le dernier Abbé Louis Albert de Lezay-Marnésia au 18ième siècle. Ce canal est dérivé du ruisseau principal qui descend le vallon sur la parcelle communale appelée «pré des moines», mais qui actuellement est boisée. Un peu plus que la moitié du canal s'étend sur terrain communal, le reste sur notre terrain.

Jean-Jacques Noël, maire de Cirey, lança le projet de dégager ce canal, de le restaurer et de le restituer à sa fonction. Un groupe de volontaires de la commune de Cirey a initié ce chantier en été 2009. A la fin du mois de mai 2010 nous avons continué les travaux sur notre terrain, avec l'aide de quelques membres très engagés de notre famille. En juillet 2010 les scouts de France (voir ci-dessous) ont travaillé beaucoup sur ce projet: reprise et continuation du travail sur le terrain communal, excavation du reste du canal sur notre site.

Voici une petite galerie d'images

     
 

Les scouts de France à Bellevaux, été 2010

 

Ce juillet le site de l'ancienne Abbaye de Bellevaux, normalement caractérisé par la tranquillité et la solitude, fut animé pendant deux semaines d'une manière charmante par une centaine de scouts, qui ont installé leurs camps sur notre terrain.

Voici une galerie d'images avec quelques impréssions

     
 

Dimanche 21 séptembre 2008
Journée du patrimoine
Bellevaux est ouvert au public

 

Rapport dans le "trait d'union" n° 44, janvier / avril 2009, page 2